Luttons contre le Harcèlement scolaire !

#RentréeScolaire #Harcèlement

Le 17 Octobre, les élèves togolais ont fait leur rentrée et ça c’est chouette…mais l’école n’est pas qu’un lieu de savoir et d’émancipation pour les jeunes filles. Notre pays connait un réel problème de harcèlement sexuel scolaire, ce qu’on appelle « les notes sexuellement transmissibles » !

C’est un réel frein à l’éducation des filles. La société civile, tout comme le gouvernement sont conscients de la nécessité de lutter contre ce phénomène.

En effet la loi du 16 mai 1984 punit le harcèlement sexuel à l’école, toute personne reconnue coupable peut encourir d’une peine de 6 mois à 3 ans d’emprisonnement et de 200000 à 500 000 Francs d’amende.

Le harcèlement sexuel est également puni par le code de l’enfant adopté en 2007.

Malheureusement, en cas de grossesse suite à une relation sexuelle d’un professeur avec une élève, les parents de l’élève portent rarement plainte car ils préfèrent que le père de l’enfant (le professeur) soit en mesure de s’en occuper.

Pourquoi dénonçons-nous ces relations ? Un professeur est en position de pouvoir, il a donc la possibilité d’influencer les jeunes esprits et c’est donc un détournement de sa mission première d’éducation !

Pourquoi semble-t-il que de nombreuses jeunes filles acceptent ces situations ? parce qu’elle sont souvent trop jeune pour comprendre que c’est grave et parce que ces relations leurs apportent de l’argent ou des services dont elles ont besoin pour faire face aux nécessité de base (uniforme, livres, frais d’inscription, transports….etc )

Que pouvons-nous donc faire ? Informer et sensibiliser nos jeunes filles de nos entourages est le premier pas ! Ne pas les culpabiliser si elles sont dans une telle relation est également important. Il vaut mieux leur faire comprendre que si cette relation les aide aujourd’hui, elle sera également la cause de leur échec scolaire plus tard et les empêchera d’avoir l’avenir qu’elle souhaite.

Il faut également encourager nos filles à venir nous en parler si un professeur leur fait de telles avances afin de pouvoir intervenir.

En ce qui concerne les hommes, ils doivent comprendre qu’une fille (même formée et jolie) n’est pas une femme. S’ils ne peuvent eux même changer leurs regards sur leurs élèves filles, il faut les dénoncer.

C’est avec l’implication de chacun et chacune que l’école deviendra ce qu’elle doit être : un lieu pour apprendre, un lieu pour grandir, un lieu pour s’assurer un avenir !

Il n’y a pas de solution magique mais reconnaitre le problème est déjà une avancée ! #EnsemblePlusFortes

Tougbedze .com

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